Entre science et autobiographie: l'engagement écologique dans les œuvres d’Anne Collet et François Sarano sur les mammifères marins

Auteurs-es

  • Julia Ori Universidad Complutense de Madrid

DOI :

https://doi.org/10.37536/ECOZONA.2026.17.1.5897

Mots-clés :

discours de vulgarisation scientifique, écocritique, mammifères marins, pronoms personnels, éconarratologie

Résumé

Dans cet article, nous nous intéressons à l’usage de la première personne, à sa place et à son rôle dans deux ouvrages consacrés aux mammifères marins: Danse avec les baleines d’Anne Collet (1998) et Le retour de Moby Dick. Ou ce que les cachalots nous enseignent sur les océans et les hommes de François Sarano (2017), en vue de caractériser les fonctions discursives de la subjectivité dans la vulgarisation scientifique écologique. Nous faisons l’hypothèse que la focalisation interne et l’emploi de la première personne contribuent à susciter une expérience “incarnée” chez le lecteur, en facilitant le partage de l’expérience subjective du narrateur, conformément à l’analyse de Weik von Mossner (2017). L’analyse des pronoms personnels, notamment des premières personnes et du pronom “on”, montre que, si ces textes relèvent bien du discours scientifique de vulgarisation par leur objectif de diffusion des savoirs, ils poursuivent également d’autres finalités essentielles, variables selon les auteurs. Ces usages visent à transmettre l’émerveillement face au monde marin, à retracer le parcours personnel et scientifique des chercheurs-écrivains, et à inciter le lecteur à une prise de conscience, voire à l’action écologique. Ces résultats suggèrent que l’objectivité revendiquée par le discours scientifique n’exclut pas une subjectivité assumée, particulièrement dans le cadre de la vulgarisation à visée écologique.

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Biographie de l'auteur-e

Julia Ori, Universidad Complutense de Madrid

Julia Oeri es Profesora Ayudante Doctora en la Universidad Complutense de Madrid. Defendió su tesis “Diálogo y dialogismo en la obra de Katalin Molnár” en Estudios Franceses en la Facultad de Filología de la misma universidad en 2017. Se interesa especialmente por los estudios del bilingüismo, de la literatura de mujeres, por el análisis del discurso y recientemente por la ecocrítica. Participó en numerosos congresos en los últimos años y publicó varios artículos sobre los escritores Héctor Bianciotti, Agota Kristof y Katalin Molnár. Es secretaria de la revista Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses. En 2019 organizó el III Encuentro de Jóvenes Investigadores SELGyC sobre Ecocrítica en la Universidad de Alcalá y coeditó el volumen Naturaleza y literatura: voces ecocríticas en poesía y prosa de la colección “Nuevos horizontes de la literatura comparada" de la SELGyC (2021).

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Publié-e

2026-04-30

Numéro

Rubrique

Articles: Sea More Blue